Arnaud Allgeyer, bénévole monégasque à Bormio
Monaco le 12/02/2026 : Ce Monégasque vit ses deuxièmes Jeux comme bénévole. Après l’effervescence de Paris 2024, il découvre l’aventure olympique de l’intérieur, au cœur de la délégation rouge et blanche. Une expérience plus intime, mais tout aussi intense et marquante.
L’aventure olympique d’Arnaud Allgeyer a débuté à Paris, en juillet 2024. A l’époque, ce Monégasque vient de terminer un contrat professionnel et décide de s’offrir une parenthèse. Les Jeux tombent à point nommé. « Je connaissais bien Paris, j’y avais étudié et travaillé. J’avais la possibilité de me loger et j’étais disponible. Tous les paramètres étaient réunis. Je me suis dit que c’était une occasion unique », raconte-t-il. Affecté à l’accueil des athlètes et des délégations à la gare de Lyon, il découvre l’envers du décor. Les arrivées, les départs, les rencontres impromptues, les discussions avec des sportifs venus du monde entier. « On croisait des athlètes toute la journée.
Certains prenaient le temps d’échanger. Il y avait cette énergie, cette ferveur… » En tant que spectateur, il assiste à plusieurs épreuves. « Dès qu’on voyait les anneaux olympiques, on était plongé dans l’ambiance. » Un souvenir domine : le record du monde d’Armand Duplantis au stade de France. « Tous les spectateurs se sont tus avant son saut. Il a franchi la barre au troisième essai… et là, c’était une explosion de joie. Des images gravées à vie. »
« Je voulais vivre les Jeux autrement, avec Monaco »
Au plus près de la délégation monégasque à Bormio. (Photos Stéphan Maggi / Comité olympique monégasque)
Pendant ces Jeux parisiens, une idée germe. Arnaud découvre, à la lecture d’un article dans Monaco-Matin, qu’un bénévole (Loïc Pasta) est rattaché directement au Comité olympique monégasque. « Je me suis dit : si j’avais su plus tôt, j’aurais adoré faire la même chose. Le faire pour mon pays, c’est encore plus fort. » Pour Milan-Cortina 2026, il tente d’abord l’aventure avec l’organisation italienne. Mais la logistique s’annonce complexe : logement, transport, affectation incertaine entre Milan, Cortina ou Bormio. Il décide alors de frapper à la porte du Comité olympique monégasque. « Je suis simplement allé me présenter. Quelques jours plus tard, on me proposait d’intégrer la délégation monégasque comme bénévole. »
À Bormio, où se déroulent les épreuves de ski alpin hommes, son rôle est totalement différent de celui vécu à Paris. « Là, je suis vraiment avec la délégation. Mais ça ne veut pas dire qu’on est isolés. On côtoie les autres nations, les bénévoles italiens, la presse. Mais c’est une autre immersion. » L’ambiance est plus feutrée qu’à Paris, les sites étant plus dispersés et les Jeux d’hiver attirant moins de public aussi. « C’est une fête populaire moins grande qu’à Paris, mais l’esprit olympique est toujours là. »
Et puis il y a la fameuse « pin’s mania », cette tradition d’échanges. « Je me suis fait arrêter par la police dans la rue… J’ai cru que j’avais fait quelque chose de mal ! En fait, ils voulaient échanger un pin’s de Monaco contre un pin’s de la police. J’adore ce jeu, c’est convivial et ça crée des liens. »
Un engagement sur son temps personnel
Ingénieur de formation, aujourd’hui en poste à la Direction des Services Numériques au sein de la Délégation Interministérielle chargée de la Transition Numérique du Gouvernement princier, Arnaud Allgeyer a posé des congés pour vivre cette aventure olympique. « Je ne suis pas rémunéré, j’ai pris sur mes vacances. Mais je l’aurais fait dans tous les cas. Participer aux Jeux, c’est contribuer à quelque chose de plus grand que soi. »
À 29 ans, il mesure la chance de pouvoir vivre deux Jeux consécutifs. Et regarde déjà vers l’avenir. Les Jeux des petits États d’Europe en 2027 à Monaco ? « La dernière fois en principauté c’était en 2007, j’étais trop jeune pour m’en souvenir. Cette fois, j’aurai à cœur de m’investir. Des Jeux à la maison, ça ne se manque pas. » Les JO de Los Angeles 2028 ? « Ça fait rêver. Si ma vie professionnelle et personnelle me le permettent, j’irai avec plaisir. » Et les Jeux d’hiver 2030, plus proches encore de Monaco ? « Avec des sites à Nice, il n’y aura pas de problème de logement, ce sera encore plus simple ! » sourit-il.
Stéphan Maggi, attaché de presse du Comité olympique monégasque

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